Ello est le tout dernier arrivant dans la famille des réseaux sociaux qui ne manquent pas d’ambition en se présentant comme un réseau social anti-publicité, contre la vente de données, gratuit, beau, disposant d’une étique précise et basé sur le partage d’idées et de créations dans le respect. En bref, on peut voir là une déclaration de guerre au géant Facebook.

Dans les faits, Ello a un principe de fonctionnement proche de ceux des grand Facebook, Twitter et autres. Un utilisateur crée un compte, s’abonne à d’autres comptes, publie ses idées et profite des publications des autres comptes.

Cependant, le design de l’interface tient les promesses du slogan d’Ello: le site est beau avec son interface qui prend toute la largeur de l’écran. Le design reste minimaliste et très épuré avec son menu rétractable et les nombreux icônes qui remplacent les mots et expressions. Enfin, le tout est intégré en niveau de gris sur un fond blanc. Clairement, avec ce design d’interface, les créateurs veulent mettre l’accent sur les images et vidéos qui sont postées par les utilisateurs.

exemple de publication dans Ello

L’interface en plain écran permet de voir des vidéos en grand format.

Le résultat est très réussi et donne un à Ello un statut d’OVNI dans le monde des réseaux sociaux. Sur le point de vue du contenu, les publications sont essentiellement artistiques. Cela est surrement du au but premier du réseau social qui était voué à une utilisation privée entre une centaine d’artistes.

D’après Paul Budnitz: “Sur Ello, il y a des règles très précises qui interdisent le harcèlement ou la haine en ligne : les gens qui ne s’y plient pas en seront bannis.” Nous pouvons donc penser que cette ligne de conduite sera respectée et que, par conséquent, le contenu ne sera pas pollué.

 

 

L'onglé Noise de l'application ello

L’onglé Noise qui permet de découvrir les tops des publications du site helo

 

La question à se poser concerne la pérennité du site internet. Depuis des années de nombreux réseaux “anti-Facebook” ont vu le jour mais aucun ne s’est réellement imposé de façon à faire sa place aux cotés du géant. Paul Budnitz, quant à lui, ne veut pas conquérir le monde. Il assure que si le réseau arrive à rassembler 100 000 utilisateurs réguliers l’objectif sera rempli.